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La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton

3 mars Revue 2

Revue de presse du 27 mars au 2 avril par Raymond Blanchard, agent de recherche et de projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.

En cette année du 150e anniversaire de la fondation de notre pays, la CBC a débuté la diffusion d’un docu-drame de 10 épisodes sur l’histoire du Canada, intitulé Canada : The Story of Us. Mais, ô surprise, l’aventure canadienne y débute non pas en Acadie en 1604/1605, mais à Québec en 1608. Sans que ça vous surprenne, vous devinerez que des critiques se sont faites entendre, non sans raison; pas seulement du côté francophone, non plus. L’affaire s’est invité à l’assemblée législative du N-B, à l’initiative du député du Parti Vert David Coon, qui a dénoncé l’absence de Port-Royal ainsi que celle des peuples autochtones avant la colonisation dans le documentaire. La SNA a exigé des excuses (Radio-Canada) et la FANE prévoit aussi agir dans le dossier (Radio-Canada). Même le maire d’Annapolis Royal (née Port-Royal) a chauffé les oreilles du diffuseur public (The Star), au déplaisir de certains. 

La raison évoquée par CBC, malgré le fait que Port-Royal ait été relevée à plusieurs reprises dans la recherche, est que contrairement à Québec, la population qui s’y est installée n’est pas demeurée sur place. En effet, les colons ont dû quitter en 1607 et n’ont réintégré les lieux de manière définitive qu’en 1610 – l’emplacement étant continuellement habité par la suite, en succession par les Anglais et les Français qui se l’échangent à qui mieux-mieux. Mais quelque chose me dit que si Port-Royal avait été fondée par les Britanniques …

Et on aurait peut-être parlé de la Déportation, aussi (Acadie Nouvelle)?

Bref, l’histoire qu’on voit est celle qu’on choisit de regarder.

Fredericton – passablement ennuyé par le scandale des évaluations foncières (L’Acadie Nouvelle) - a quand même signalé de bonnes intention dans deux dossiers cette semaine : d’abord, le gouvernement a annoncé son intention d’accorder des incitatifs financiers aux partis pour présenter des candidates : les votes reçus par des femmes rapporteraient une fois et demie ce que rapportent ceux reçus par les hommes aux coffres du parti (Radio-Canada). Le comment de la chose reste nébuleux, mais soyez assurés que l’objectif n’est certainement pas de réduire le financement des partis.

L’autre dossier est celui de l’immigration francophone. Alors que la N-B demeure bien loin d’atteindre ses cibles (étant présentement à 17% alors que la cible de 24% doit être atteinte avant la fin de l’année), Fredericton annonce un accord avec Ottawa pour augmenter la proportion d’immigrants francophones hors-Québec à 4,4% d’ici 2023 (Radio-Canada). 

Autrement, la question du profilage racial dans les entreprises de la N-É a reçu passablement d’attention, avec l’annonce d’une formation destinée à enrayer cette pratique chez les commerçants (Radio-Canada). Un rapport de la Commission des droits de la personne de la province datant de 2013 en arrivait à la conclusion que « les Autochtones, les Afro-Canadiens et les musulmans notamment étaient moins bien servis dans les commerces que les autres groupes et qu’on les considère souvent comme des voleurs potentiels. » Le cours proposé est donné en ligne et est d’une durée de 20 minutes. 

Dans le monde étudiant, le 31 mars était votre dernière chance de participer au programme SEED pour cette année – espérons que vous n’ayez pas manqué le bateau (Radio-Canada).

Lundi dernier, des étudiants et des propriétaires d’entreprises se sont rassemblés à Mount Allison, à l’invitation du gouvernement provincial, pour discuter de moyens pour garder nos jeunes diplômés au N-B. Sans surprise, la création d’emplois était à l’ordre du jour, mais aussi l’endettement record des diplômés de notre province, à 50% au-dessus de la moyenne nationale. Malgré l’existence de programmes jugés efficaces pour limiter la dette liée aux coûts de scolarité, un intervenant a souligné le fait que ces derniers ne composent qu’environ 40% de la dette d’études. D’autres ont noté que les opportunités et programmes liés à l’emploi après les études ne sont souvent pas connus des diplômés (Global News)

Enfin, la FÉÉCUM a tenu un vote important sur sa participation à la campagne de financement Évolution, qui s’est soldé par une décision unanime contre toute contribution versée par les étudiantes et étudiants (Le Front). Le président de la FÉÉCUM Tristian Gaudet a résumé l’essentiel des discussions en disant que : « Les étudiants contribuent déjà à l’Université […] ils ne sont pas dans une situation financière pour en donner plus ».

Plus à venir là-dessus d’ici la fin de la semaine, parce que la chose est complexe : n’allez pas croire qu’il s’agit d’un simple entêtement.

Mais entre-temps, bonne semaine : on finira peut-être par voir le printemps !

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