La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton

Blogue pas de lesclavage mais

Tout dernièrement, nous vous avons présenté une première solution proposée pour régler le problème des stages non-rémunérés, soit - l’évidence même - la rémunération des stages.

Bien entendu, on parle d’une rémunération au salaire minimum, qui n’est certainement pas l’idéal. Les professions où les stagiaires sont appelés à travailler offrent un salaire beaucoup plus élevé, et ce dès l’entrée dans la profession; les raisons pour lesquelles nous avons fait ce choix sont expliquées dans un texte précédent. (FÉÉCUM)

Mais pour l’essentiel, c’est une question de présenter un calcul aussi égal que possible.

Blogue La mesure et la regle

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

L’infographie que nous avons présentée récemment dans le cadre de notre campagne Mon stage me ruine a suscité plusieurs réactions. C’est l’effet désiré et nous en sommes heureux, mais elle a aussi soulevé quelques questions qui méritent une réponse.

1. Pourquoi le salaire minimum?
Premièrement, considérant les salaires élevés généralement associés aux milieux de travail où se trouvent les stagiaires visés par notre campagne, pourquoi avoir choisi d’utiliser le salaire minimum en tant que mesure de base? Une stagiaire a en outre fait remarquer que, dans le domaine de l’éducation, il est possible d’être embauchés comme suppléants au cours des études, et que le salaire associé à ce rôle est beaucoup plus élevé que le salaire minimum.

miniature blogue MSMR

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Il fait beau, il fait chaud, c’est l’été et nul doute, la plupart d’entre vous avez mieux à faire que de vous soucier de l’impact des annonces du gouvernement provincial sur l’aide financière aux étudiants.

D’autant plus qu’en pleine saison du gonflage de poitrail électoral, ces annonces ne sont pas toujours de quoi appeler sa mère. Prenons l’exemple d’une annonce récente à Belledune (Acadie Nouvelle): le gouvernement est allé là, tambour et fanfare, annoncer qu’il s’est entendu avec un investisseur pour étudier la possibilité de construire une usine qui ouvrirait peut-être... en 2022. C’est-à-dire à la fin du mandat du prochain gouvernement. 1000 jobs dans la construction, 200 dans l’usine - de quoi faire oublier le fiasco d’Énergie Est (Radio-Canada). Ça n’est pas sorti dans l’annonce, bien sûr.

Tout ce qui est certain est l’incertitude de la chose.

Blogue Toute opinion

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Deux mots hantent l’imaginaire de la jeunesse francophone du N-B, et ce depuis des années. Cette hantise, ce malaise viscéral qui habite qui les entend dans un contexte où il est généralement question d’assimilation linguistique ou de financement fédéral, n’est évidemment pas à la mesure du danger posé mais, comme dans tout bon film d’épouvante, on ne peut s’empêcher de le ressentir intensément.

Ces mots ne sont pas « Right Fiers ».

Je vous le donne en mille: il s’agit plutôt de « Benoît », suivi de « Duguay ».

Blogue Prestige

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Quand l’Université de Moncton a signé en janvier dernier une nouvelle entente de (sous) financement stable sur quatre ans avec le gouvernement provincial, l’ancien recteur Raymond Théberge a décrit le protocole comme « un pas dans la bonne direction », et déclaré qu’il « permettra de stabiliser le financement de l’Université de Moncton pour les quatre prochaines années tout en assurant des frais de scolarité prévisibles et stables pour nos étudiantes et étudiants» (Acadie Nouvelle). La FÉÉCUM ne voyait pas la chose du même oeil et, à en croire les échos venant de Taillon, elle ne serait pas seule (FÉÉCUM).

Bien que le financement des universités ait augmenté pour la première fois en trois ans - ce qui explique sans doute la réplique de Théberge -, un premier pas suppose qu’on en prenne un second si on souhaite poursuivre sur sa lancée. L’entente, qui plafonne la hausse des droits de scolarité à 2% sur quatre ans pour les étudiant.e.s inscrit.e.s avant 2019-2020, permettra aux universités d’ajuster les droits de scolarité à compter de ce moment. Si à Moncton on demeure incertain de ce que ça voudra dire, UNB semble décidée de profiter de cette opportunité au maximum.

Blogue Les deux yeux bouches ben dur 1

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

On a tous eu de ces moments dans notre vie - des moments « j’aurais donc dû » - qui nous forcent à subir des conséquences qui , en rétrospective, était évitables. Ou du moins si elles sont inévitables, à en réduire la gravité et les répercussions.

Quand il est question de racisme à l’école de science infirmière de l’Université de Moncton, des moments du genre, l’institution en a eu son lot. Sans action subséquente pour remédier aux problèmes, vous l’aurez compris.

Ce n’est pas un secret. Évidemment, sans plaintes officielles, l’institution a beau jeu de dire qu’elle n’est pas au courant; la FÉÉCUM a beau japper si fort qu’elle le veut, on peut toujours discréditer les événements rapportés comme des rumeurs. Mais là, soudainement, un professeur de l’Université de Moncton rapporte « que les personnes noires, en science infirmière principalement, sont victimes de discrimination raciale », dans une étude commandée par le gouvernement fédéral. (Acadie Nouvelle)

Hey, subitement là, c’est pas «juste des étudiants» qui parlent; le monde va faire attention.

Et comme de fait, les médias ont sollicité la réaction de l’Université qui fut...

*roulement de tambour*

LE SILENCE!!!

Blogue Gardons les yeux ouverts

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

La campagne #MeToo, qui a servi dans les mois suivant l’éclatement de l’affaire Harvey Weinstein de plateforme de partage sur les inconduites sexuelles, surtout venant de victimes, a été visée par des attaques assez récemment. Non pas venant de la mouvance des soi-disant « droits des hommes », comme on l’aurait cru, mais plutôt de féministes engagées. La première controverse appartient à un collectif français dont Catherine Deneuve est sans doute la membre la mieux connue ici.

Sans ambiguïté, ces dernières déclarent que #MeToo est devenue une campagne de délations faisant appel à une justice sommaire, et évoquent à demi-mot une dérive totalitaire (Radio-Canada).

À la base, #MeToo n’était pas un outil de dénonciation ou d’accusation. Du moins, pas en ciblant ni en nommant personne. Il s’agissait plutôt de montrer au public - particulièrement, masculin - combien le harcèlement, l’inconduite et les propos/gestes déplacés de nature sexuelle affectent les femmes au quotidien. Comme, tous les jours, plusieurs fois par jour.

Blogue Commissaire

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Lorsque Johanne Savoie, la commissaire de l’Université de Moncton, est entrée en poste à la fin février, notre institution a - que ce soit intentionnel ou non - annoncé son arrivée en laissant de côté plusieurs informations importantes. De fait, la manière dont nous a été présenté le poste occupé par Mme Savoie pouvait très bien convaincre les étudiant.e.s qu’il ne servirait à rien de faire appel à ses services. Au contraire, nous croyons qu’elle gagnerait autant que les étudiant.e.s à ce que ces derniers viennent la consulter, et aussi souvent que le besoin s’en fera sentir.

Je m’explique: le message de l’Université (UMoncton) laisse supposer qu’il faut avoir épuisé tous les recours à l’interne dans sa Faculté avant d’aller voir la commissaire. Sans mentir sur la situation, l’Université ne dit pas toute la vérité; elle garde le pied juste sur la ligne. La commissaire n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les processus internes des Facultés, mais rien n’empêche les étudiant.e.s d’avoir recours à ses conseils sur la manière de faire appel aux instances qui composent ce processus.

D’ailleurs, c’est probablement la seule manière par laquelle de l’information pourra lui parvenir sur la manière dont ces instances conduisent un processus qui, sur papier, peut très bien paraître sans problèmes.

Blogue On a beau couper

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

En mai 2017, le gouvernement progressiste-conservateur du Manitoba, mené par Brian Pallister, a annoncé son intention de couper de 15% le personnel à la haute-administration des universités de la province. C’était la troisième étape d’un programme de réduction du déficit qui a débuté en 2016 avec des coupures dans le secteur gouvernemental, pour s’étendre ensuite aux sociétés de la Couronne, et enfin aux institutions financées publiquement.

Tout ce beau monde a dû trouver des économies de 15% dans son budget (CBC).

Dans chacun des cas, des compressions importantes ont eu lieu dans le personnel, administratif ou autre. Dans la fonction publique, 112 postes de hauts fonctionnaires ont été éliminés (CBC). La société hydroélectrique Manitoba Power a pour sa part coupé plus de 900 emplois.

Blogue Risque

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Par chance, l’hiver n’a pas été très rude cette année. Ça neige, ça fond, ça gèle, ça glisse, ça fond, ça sloche, et ça recommence. Agaçant, oui, mais pas catastrophique. N’empêche que la décision de fermer ou de garder ouvert le campus de Moncton a continué de causer son lot de frustrations chez les étudiant.e.s.

Malgré la douceur de l’hiver, le campus de Moncton a été fermé à trois reprises pour une demi-journée. La première fois en après-midi alors que la tempête s’intensifiait (Acadie Nouvelle), la seconde en avant-midi après la fin de la tempête (UMoncton), et la troisième, le lendemain d’une tempête ayant fait rage pendant la nuit (Radio-Canada).

Blogue RFNB

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Depuis la fin des dernières élections, tant provinciales que fédérales, on a beaucoup entendu parler du besoin d’augmenter la participation des femmes en politique. Et, de fait, on a aussi entendu parler des nombreux obstacles qui se dressent devant elles.

Le degré d’émancipation (et par extension, de participation) des femmes et leur position dans toute société reste une mesure fiable du progrès social. Et, suivant cette mesure, il reste du travail à faire. Cela dit, la porte semble plus ouverte que jamais.

À Ottawa, le Premier ministre a composé un cabinet axé sur la diversité et l’équité de représentation entre femmes et hommes. Pourquoi, lui a-t-on demandé? « Parce qu’on est en 2015 », a-t-il répondu, comme s’il parlait du bleu du ciel. Tristement, ça ne va pas de soi.

Ça explique peut-être la réaction que la phrase a suscité au Canada et en-dehors. Les Égyptiens avaient la momification, nous on a la mèmification. Pour la postérité.

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