La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton

Blogue Gardons les yeux ouverts

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

La campagne #MeToo, qui a servi dans les mois suivant l’éclatement de l’affaire Harvey Weinstein de plateforme de partage sur les inconduites sexuelles, surtout venant de victimes, a été visée par des attaques assez récemment. Non pas venant de la mouvance des soi-disant « droits des hommes », comme on l’aurait cru, mais plutôt de féministes engagées. La première controverse appartient à un collectif français dont Catherine Deneuve est sans doute la membre la mieux connue ici.

Sans ambiguïté, ces dernières déclarent que #MeToo est devenue une campagne de délations faisant appel à une justice sommaire, et évoquent à demi-mot une dérive totalitaire (Radio-Canada).

À la base, #MeToo n’était pas un outil de dénonciation ou d’accusation. Du moins, pas en ciblant ni en nommant personne. Il s’agissait plutôt de montrer au public - particulièrement, masculin - combien le harcèlement, l’inconduite et les propos/gestes déplacés de nature sexuelle affectent les femmes au quotidien. Comme, tous les jours, plusieurs fois par jour.

Blogue Commissaire

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Lorsque Johanne Savoie, la commissaire de l’Université de Moncton, est entrée en poste à la fin février, notre institution a - que ce soit intentionnel ou non - annoncé son arrivée en laissant de côté plusieurs informations importantes. De fait, la manière dont nous a été présenté le poste occupé par Mme Savoie pouvait très bien convaincre les étudiant.e.s qu’il ne servirait à rien de faire appel à ses services. Au contraire, nous croyons qu’elle gagnerait autant que les étudiant.e.s à ce que ces derniers viennent la consulter, et aussi souvent que le besoin s’en fera sentir.

Je m’explique: le message de l’Université (UMoncton) laisse supposer qu’il faut avoir épuisé tous les recours à l’interne dans sa Faculté avant d’aller voir la commissaire. Sans mentir sur la situation, l’Université ne dit pas toute la vérité; elle garde le pied juste sur la ligne. La commissaire n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les processus internes des Facultés, mais rien n’empêche les étudiant.e.s d’avoir recours à ses conseils sur la manière de faire appel aux instances qui composent ce processus.

D’ailleurs, c’est probablement la seule manière par laquelle de l’information pourra lui parvenir sur la manière dont ces instances conduisent un processus qui, sur papier, peut très bien paraître sans problèmes.

Blogue On a beau couper

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

En mai 2017, le gouvernement progressiste-conservateur du Manitoba, mené par Brian Pallister, a annoncé son intention de couper de 15% le personnel à la haute-administration des universités de la province. C’était la troisième étape d’un programme de réduction du déficit qui a débuté en 2016 avec des coupures dans le secteur gouvernemental, pour s’étendre ensuite aux sociétés de la Couronne, et enfin aux institutions financées publiquement.

Tout ce beau monde a dû trouver des économies de 15% dans son budget (CBC).

Dans chacun des cas, des compressions importantes ont eu lieu dans le personnel, administratif ou autre. Dans la fonction publique, 112 postes de hauts fonctionnaires ont été éliminés (CBC). La société hydroélectrique Manitoba Power a pour sa part coupé plus de 900 emplois.

Blogue Risque

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Par chance, l’hiver n’a pas été très rude cette année. Ça neige, ça fond, ça gèle, ça glisse, ça fond, ça sloche, et ça recommence. Agaçant, oui, mais pas catastrophique. N’empêche que la décision de fermer ou de garder ouvert le campus de Moncton a continué de causer son lot de frustrations chez les étudiant.e.s.

Malgré la douceur de l’hiver, le campus de Moncton a été fermé à trois reprises pour une demi-journée. La première fois en après-midi alors que la tempête s’intensifiait (Acadie Nouvelle), la seconde en avant-midi après la fin de la tempête (UMoncton), et la troisième, le lendemain d’une tempête ayant fait rage pendant la nuit (Radio-Canada).

Blogue RFNB

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Depuis la fin des dernières élections, tant provinciales que fédérales, on a beaucoup entendu parler du besoin d’augmenter la participation des femmes en politique. Et, de fait, on a aussi entendu parler des nombreux obstacles qui se dressent devant elles.

Le degré d’émancipation (et par extension, de participation) des femmes et leur position dans toute société reste une mesure fiable du progrès social. Et, suivant cette mesure, il reste du travail à faire. Cela dit, la porte semble plus ouverte que jamais.

À Ottawa, le Premier ministre a composé un cabinet axé sur la diversité et l’équité de représentation entre femmes et hommes. Pourquoi, lui a-t-on demandé? « Parce qu’on est en 2015 », a-t-il répondu, comme s’il parlait du bleu du ciel. Tristement, ça ne va pas de soi.

Ça explique peut-être la réaction que la phrase a suscité au Canada et en-dehors. Les Égyptiens avaient la momification, nous on a la mèmification. Pour la postérité.

Blogue Affame

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Trois des quatre universités publiques du N-B viennent de signer une nouvelle entente de financement avec le gouvernement provincial; les plus avisés se rappelleront que lors du dépôt du dernier budget - il y a pratiquement un an - la ministre des Finances avait dit qu’elle comptait signer ces dernières « au cours des prochaines semaines ».

Soyons francs, c’est un miracle qu’elle y soit arrivée en un an (FÉÉCUM).

Seule l’Université St. Thomas a refusé de signer; après cinq ans de financement séparé, dispensé des limites imposées aux institutions par le gouvernement, on devine que l’idée de suivre la parade semble peu invitante. L’entente spéciale signée par St. Thomas, sous le gouvernement Alward, arrivait d’ailleurs à échéance cette année; peut-être croit-on qu’il sera possible d’en signer une nouvelle. La chose serait surprenante et, si elle s’avère, il faudra poser de sérieuses questions à Moncton.

Quand le fine print

Par Pierre Losier, directeur général de la FÉÉCUM.

À l’université, on ne manque pas de règlements, mais souvent quand on prend le temps d’en lire les détails, on voit qu’ils sont construits pour créer des questions plutôt que de répondre à celles qu’on pourrait se poser. Remarquez que j’ai bien mis à l’université sans « de Moncton », car je présume que la situation est la même sur la majorité des campus universitaires.

Mais comme notre situation est celle qu’on connait le mieux, on va quand même en tirer quelques exemples.

De prime abord, quand on regarde la panoplie de règlements, politiques, lignes directrices, énoncés et autres documents qui encadrent le parcours académique de l’étudiant.e, on peut croire que ce dernier est très bien protégé. À titre d’exemple, il existe un règlement très clair pour l’étudiant qui veut demander une révision de la note finale (règlement 8.8). Ce règlement indique ce que sont les droits de l’étudiant.e, comment procéder pour s’en prévaloir, et quel sera le processus qui sera mis en oeuvre pour répondre à sa demande, incluant les délais. Enfin, on explique quel recours est disponible pour faire appel de la décision reçue à chacune des étapes du processus.

Revue de presse 30 janvier 2018

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et de projets à la FÉÉCUM.

Revue de presse du 22 au 28 janvier

La semaine a été riche en annonces, très vagues pour la plupart, sur les mesures que les Libéraux de Brian Gallant mettront de l’avant dans l’espoir d’être reportés au pouvoir en septembre prochain. Évidemment, elles auront fait des heureux et causé certaines frustrations; eux étaient heureux de faire des annonces, et nous on était frustrés de ne pas avoir d’idée de ce qu’ils nous promettaient...!

Ça risque d’être une looooooooongue campagne.

À Moncton:
L’Université de Moncton et le gouvernement provincial signent une entente de financement sur quatre ans, qui va plafonner/planifier la hausse des droits de scolarité à 2% par année, signée avec enthousiasme par le recteur Théberge à la veille de son départ pour Ottawa.

Blogue MonStageMeRuine Encore

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.


Le gouvernement Gallant a annoncé hier devant la chambre de commerce du Grand Moncton un investissement de 25 M$ pour stimuler l’emploi chez les jeunes Néo-Brunswickois.e.s et leur rétention dans notre province après la fin des études. Ce qui inclut « la création d’un programme de stage rémunéré au sein du gouvernement provincial visant à embaucher des Néo-Brunswickois fraîchement diplômés... » (GNB).

On peut s’entendre que la deuxième partie de la phrase sera retirée de bien des conversations.

La FÉÉCUM milite depuis bientôt un an pour la rémunération des stages pendant les études (alors AVANT d’être fraichement diplômé) dans les services publics provinciaux,. La campagne #MonStageMeRuine, généralement bien reçue, a porté cet enjeu à l’attention du public. Et quand le public en parle, le gouvernement écoute. Particulièrement en cours d’année électorale...

Ou quoi Brian 1

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Les gouvernements aiment ça, faire des annonces: jusqu’à faire des annonces pour annoncer d’autres annonces qui s’en viennent. Et qui pourrait les blâmer, quand il s’agit de moments où leur travail se manifeste d’une manière concrète et observable pour l’électorat?

C’est pour la classe politique l’occasion de courtiser le vote, de souligner ou de rappeler ses bons coups à des moments opportuns, d’engranger du capital politique, de faire avancer des projets-phares, de faire des suivis sur ses promesses électorales ou de remettre les pendules à l’heure quand le besoin s’en fait sentir.

Et l’horloge de l’éducation postsecondaire s’est fait donner un petit coup de crank au début janvier, alors que le premier ministre Brian Gallant répondait aux questions des journalistes sur le dépôt du prochain budget de son gouvernement, le dernier avant les élections provinciales de l’automne.

Revue de presse 16 janvier

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et de projets à la FÉÉCUM.


Revue de presse du 8 au 14 janvier

Les élections s’en viennent: tous les signes sont en place. Les promesses couvrent le ciel d’espérances dans leur vol groupé, si dense en fait qu’il parvient à obscurcir les raisons et les moyens qui rendent leur existence possible. On nous annonce que les choses seront meilleures... à compter de 2019-2020. Aux dernières nouvelles, les prochaines élections sont en septembre 2018: alors, prenons quand même ça avec un grain de sel.

À Moncton:
L’Université de Moncton avise la communauté de la présence d’un cas de tuberculose sur le campus (ou, qui, quand - on ne sait pas); les personnes à risque seront contactées par l’institution.

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