Plus on est de fous plus on paie 2

Texte :
 Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Dans le texte précédent, on a vu quel sera le portrait au niveau des droits de scolarité à l’Université de Moncton au fil des prochaines années. En gros, entre 2019-2020 et 2022-23, on aura des étudiant.e.s qui paieront des prix différents pour les mêmes programmes d’études. Une partie - les cohortes inscrites en 2018-2019 et avant - sera partiellement exemptée de la prochaine hausse en septembre, et l’autre partie, non. (FÉÉCUM)

Mais ça, on le savait déjà. Ce qui reste à voir, c’est à quel point il serait “nécessaire” pour l’Université de Moncton d’augmenter les droits de scolarité si son objectif est de maintenir un certain statu quo, à la lumière des tendances dans les dépenses et les inscriptions.

Plus on est de fous plus on paie 1

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Bonne nouvelle à l’Université de Moncton: on apprend que les inscriptions sont en hausse pour une deuxième année consécutive. Ça fait du bien à entendre et en quelque part, ça a de quoi nous rassurer quant à l’avenir de notre institution.

Ce serait certainement intéressant d’avoir devant nous des chiffres qui nous permettent de savoir si les programmes d’aide financière mis en place ces dernières années y sont pour quelque chose. On sait toutefois que l’augmentation est plus forte du côté des étudiant.e.s provenant de l’international, et que ceux-ci n’y ont pas accès.

Sauf que dans le contexte actuel, en marge du prochain budget provincial qui sera plus que probablement défini par des compressions devant permettre un retour durable à l’équilibre budgétaire, il y a comme un drôle de calcul qui me trotte dans la tête. Je me questionne à savoir quel effet l’augmentation des inscriptions, combinée à la stagnation du (sous-)financement universitaire, combiné à la possibilité d’augmenter presque à volonté les droits de scolarité à la prochaine rentrée universitaire, aura concrètement sur les étudiant.e.s de l’Université de Moncton.

18 19 Blogue FÉÉCUM 3

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Tout récemment, une journée de réflexion sur l’avenir de la francophonie canadienne (tenue à l’Université d’Ottawa à la fin janvier) a débouché sur un constat assez sombre.

Pour faire court, si l’économie va mal, les francophones mangent des coups.

Pas littéralement, mais au figuré, vous l’aurez compris: au sens où quand il lui faut faire face à un ralentissement ou à une stagnation prolongée de l’économie, le Canada anglais montre une tendance persistante à ressasser de vieilles rancunes contre les francophones:

- On ruine le pays avec le bilinguisme même si on parle tous anglais;

- On contrôle la politique fédérale;

- On veut imposer notre culture, mais pire, on reçoit de l’argent des taxes pour ça;

- On refuse de s’intégrer dans la société canadienne;

- On (comment, fouille-moi) sert l’intérêt de la France avant celui du Canada.

Vous connaissez la chanson.

À trop vouloir rêver on risque

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Le premier ministre Higgs livrait le 1er février son discours sur l’état de la province.

D’abord, il faut comprendre que c’est la Chambre de commerce de Fredericton qui est l’hôte du discours. Évidemment qu’on va y parler principalement d’enjeux économiques et commerciaux. Les grands chantiers politiques et sociaux, s’ils existent, seront partagés au public une autre fois. Le Front commun pour la justice sociale déplore par exemple qu’il n’y fut aucunement question des travailleurs de la province, ni de l’augmentation du salaire minimum (Acadie Nouvelle) - pour faire simple, c’était pas le bon moyen de réchauffer la salle.

Alors, Higgs parlait de la province à un public spécifique - la communauté d’affaires.

Diviser pour mieux regler

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Il faut revenir sur la décision du gouvernement Ford de rendre certains frais afférents « non-essentiels » optionnels pour les étudiant.e.s des collèges et universités de l’Ontario.

Du peu que le gouvernement ait offert pour préciser sa pensée sur quel service serait affecté, tout ce qu’on sait est que les frais associés aux services étudiants et aux installations utilisées par les étudiants seraient protégés.

Il est clair que la majorité des frais universitaires tombe dans ces deux catégories. Autrement dit, les étudiant.e.s ne sauveront pas grand chose grâce à cette décision du gouvernement ontarien. En revanche, les frais d’association étudiante sont directement menacés. Sans le dire en ces termes, le gouvernement Ford cherche à mettre fin à la syndicalisation étudiante. Ou, au minimum, à compliquer la vie au mouvement étudiant tant qu’il sera possible de le faire (HESA).

Malheur Ontario

Texte :
 Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Le gouvernement Ford, en Ontario, vient d’annoncer des coupures importantes dans le secteur de l’éducation postsecondaire.

Premièrement - et surtout - on retient les coupures de 10% dans les droits de scolarité, imposées aux collèges et universités de la province. De quoi réjouir les étudiant.e.s, évidemment, mais les critiques prévoient déjà un impact à long terme qui soit plus négatif que positif pour les institutions. (Radio-Canada)

Tout fier, le gouvernement estime à 450 M$ les économies, et annonce déjà que les droits de scolarités seront gelés l’année prochaine. (Radio-Canada)

Disons-le: ce rabais est un écran de fumée, sans plus, parce que le gouvernement l’impose aux universités sans le financer. (COU)

18 19 Blogue FEECUM 1

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Tout indique que le premier budget du gouvernement Higgs sera présenté le 19 mars prochain (Acadie Nouvelle), tranchant du coup avec les fiscalisations prématurées du gouvernement Gallant qui nous avaient habitués à un budget au début février.

Il faut dire que Higgs et compagnie ne sont en poste que depuis novembre 2018, après un mois et demie d’incertitude quant au résultat des élections (Radio-Canada). Le délai supplémentaire pourrait s’expliquer par cette raison. Une autre raison, plus plausible, serait le retour à une manière plus traditionnelle de faire les choses. Le gouvernement progressiste-conservateur de David Alward - où Higgs occupait le rôle de ministre de Finances - avait pour habitude de déposer ses budgets en mars.

La hausse s’en vient

Au djable leau ousque le vin

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Là, vous pardonnerez mon dialecte, mais mononcle est ben ben tanné. J’ai checké pis y’a aucune façon que Google Translate peut vous aider avec cecitte.

Soit dit en passant, c’est pas moins drôle d’essayer.

Ben là astheure, le gouvernement annonce le matin qu’il a viré son capot de bord pis qu’il ne va plus annuler la demande de révision judiciaire de la décision McEvoy (Radio-Canada), qui suggère que l’ancienneté devrait primer sur le niveau de bilinguisme dans les critères d’embauche chez Ambulance NB.

Soit dit en passant, le bonhomme McEvoy, c’est un médiateur - pas un juge. Y’a des décisions des tribunaux qui contredisent la solution qu’il met de l’avant, des tribunaux que le gouvernement a choisi d’ignorer, et de remplacer par une proposition qui fait plus son affaire. Même si ça signifie qu’elle risque d’échouer le test de la Loi sur les langues officielles (Radio-Canada).

Credis dimpot 2

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Je disais dans le premier texte de cette série qu’il semblait logique pour le gouvernement Higgs de suivre le plan laissé derrière par le gouvernement Gallant en ce qui concerne l’évaluation et la modification des programmes d’aide financière (GNB). Ou, du moins, qu’il semblait résolu à étudier - à partir de je-ne-sais-trop-quelles données - ces programmes en profondeur avant d’agir. Eh bien, d’après les premières interventions du gouvernement en Chambre sur le sujet, je suis forcé d’admettre que je doute désormais de la justesse de cette première impression.

Tel qu’on nous le présente, l’objectif n’est pas d’abolir à tout prix le DSG (GNB) et le PADSCM (GNB), mais bien d’évaluer l’efficacité de ces deux nouveaux programmes selon une multitude de critères afin de guider la décision. Il se pourrait donc qu’ils soient maintenus tel quels, modifiés, intégrés dans un nouvel ensemble de mesures d’aide incluant un nouveau crédit d’impôt, ou carrément abolis et remplacés par des crédits d’impôt.

Entre la buche de Noel et le lait au chocolat

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Revue de presse du au 1er au 7 décembre

Si jamais vous l’avez manqué, un nouveau secteur économique se développe dans la Péninsule acadienne; le bootlegging de bûches de Noël Vachon. Et non, ce n’est pas une joke - l’Acadie Nouvelle a suivi ça toute la semaine. À 12$ la bûche, y’a de l’avenir là-dedans sauf que, comme de coutume, la manne reste saisonnière. Mais bon, assez ri, il y a aussi des vraies nouvelles à rapporter.


Au N-B:
Une manifestation a lieu à Moncton en soutien au combat des franco-ontariens pour le maintien des services en français.

Un projet d’école privée dans la région de Moncton soulève des questions sur la qualité de l’éducation dans le système public, d’après le ministre Cardy.

Pays credits impots 2

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Si la santé, l’éducation, le secteur privé et même l’environnement (!) ont figuré dans le discours du trône du gouvernement Higgs, l’éducation postsecondaire en était entièrement absente.

De fait, mis à part une brève mention de la qualité de nos programmes de formation en enseignement, le seul élément du discours lié au postsecondaire visait l’étude des programmes d’aide financière mis en place par le gouvernement précédent. La chose fut abordée en ces termes:

« Votre gouvernement entreprendra, en se fondant sur les faits, un examen des programmes visant à faciliter l’accès aux études postsecondaires, et comparera leur efficacité avec celle des crédits d’impôt généraux qui ont été supprimés. Nous comptons sur tous les partis pour examiner les données sur l’inscription et s’appuyer sur les faits afin d’assurer aux étudiants la sécurité et la prévisibilité dont ils ont besoin pour pouvoir envisager leur avenir.» (GNB)

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