Copie de Blogue Faute redoublee

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

La plateforme électorale du Parti libéral du N-B, intitulée «Équité et opportunité» (Liberal NB), nous présente un best-of de la tournée de promesses lancée le 24 août dernier et qui, au grand dam de ceux qui comptent les cennes qui s’additionnent de jour en jour, semble en voie de se poursuivre jusqu’au jour de l’élection. Un estimé récent chiffre à 200 millions $ les promesses faites dans la première moitié de la campagne libérale (Radio-Canada), ça vous donne une idée.

Maaaaaaaaaaaaaaaais vous l’aurez aussi entendu, sûrement: la province a réalisé un surplus budgétaire (inattendu) en 2017 - ce qui ne change absolument rien au fait que la dette de la province passera bientôt le cap des 14 milliards $ (Radio-Canada).

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Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Avec sa nouvelle chef, le Nouveau parti démocratique du Nouveau-Brunswick (NPDNB) devrait tout de même avoir quelque chose de neuf à proposer. La plateforme du parti, intitulée « Plateforme 2018 » a été lancée le 10 septembre, ce qui doit nous permettre d’en juger (NPDNB). Peinant à se relever de ce qu’il convient d’appeler une reconstruction en profondeur, le parti semble s’être rallié derrière sa nouvelle chef, Jennifer McKenzie, et nous propose un ensemble d’engagements dans l’espoir d’un retour à l’Assemblée législative. Ce serait une première depuis le départ d’Elizabeth Weir en 2005.

Copie de Blogue ELECTIONS 2018 1

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

La plateforme électorale du Parti progressiste-conservateur (PC) fut présentée au public tout récemment, faisant du PC le dernier parti à s’exécuter. Le document, intitulé «Il est temps d’obtenir des résultats» (du moins, je crois que ce soit son titre; il y a énormément de texte en gras sur la page couverture) fut mis en ligne le 11 septembre (PCNB).

Et en fait d’éducation postsecondaire, trois actions sont proposées:
  • examiner la possibilité d’abolir le programme de droits de scolarité gratuits (DSG) pour rétablir les crédits d’impôt abolis lors de sa création;
  • donner accès aux programmes d’aide financière aux étudiant.e.s des collèges et universités privées;
  • améliorer l’accès à l’éducation à distance pour les adultes

Blogue ELECTIONS 2018 1

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Que dire de l’Alliance des Gens du N-B (AGNB), sinon qu’après deux élections à chercher des appuis suffisants pour dépasser la marge d’erreur des sondages, la formation semble maintenant sur le point de remporter un premier siège à l’Assemblée législative.

En 2014, le chef de l’AGNB, Kris Austin, est passé à 26 voix de remporter la circonscription de Fredericton-Great Lake, qui est allée à la progressiste-conservatrice Pam Lynch. (CBC)

Il est donc possible, particulièrement en raison de la réticence électoraliste du chef du PC, Blaine Higgs, à critiquer ouvertement le bilinguisme officiel de notre province, que la balance penche plus résolument du côté mauve cette fois-ci.

Blogue Faute redoublee

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Ça fait quelques années que des problèmes liés à l’examen d’entrée à la profession infirmière (NCLEX) font les rondes dans les médias. Pour qui l’ignore, il ne suffit pas d’obtenir un diplôme en Science infirmière pour travailler dans le milieu; il faut passer un examen de certification après avoir obtenu ce diplôme. C’est possible d’étudier quatre ans, de faire 1305 heures de stage non-rémunéré en milieu hospitalier (FÉÉCUM), et de dépenser des dizaines de milliers de dollars sans accéder à l’emploi désiré en bout de ligne.

En principe ce serait rare; mais depuis l’adoption du NCLEX en 2015, le risque est devenu beaucoup plus présent. Du moins, pour les francophones.

Disons d’abord que le programme d’études à l’Université de Moncton n’est pas pointé du doigt; c’est bien le NCLEX qui serait la cause du problème, et les universités n’ont aucun pouvoir sur ce dernier. (Radio-Canada) Par ailleurs, les diplômé.e.s francophones d’ailleurs au Canada éprouvent les mêmes difficultés qu’ici (ACUFC), et rapportent les mêmes disparités dans les résultats. (Acadie Nouvelle).

Blogue Vert lavenir

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Comme ce fut le cas lors de la dernière élection, le Parti vert a lancé tôt sa plateforme électorale. Les gros partis - ceux qui ont une chance véritable de former le gouvernement d’après les sondages d’opinion - dévoilent leur plateforme au compte-goutte, livrant promesse sur promesse durant leur tournée provinciale. Alors, les petits partis ont beau jeu de dévoiler l’entièreté de leur programme tôt en campagne, afin de pouvoir bénéficier d’un maximum de temps pour le valoriser aux yeux de la population.

Surtout que, dans le cas des Verts et du NPD, les initiatives sont le plus souvent financées à partir de nouvelles formes de taxation. Nouvelle taxe égale généralement peu d’enthousiasme. Mais bref, sortir tôt la plateforme donne la chance de démontrer au public que ses propositions ont leur raison d’être, leur valeur, et sont réalisables dans un délai et avec des moyens accessibles.

Alors, que nous disent les Verts?

Blogue Aide financiere

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Aide financière: le miracle de l’impartialité partisane

Malgré toutes les critiques qu’on pourrait formuler à l’égard de la gestion des fonds d’aide financière aux étudiants par le gouvernement sortant, il faut d’abord parler de l’impact du DSG (GNB) et du PADSCM (GNB), deux programmes d’aide financière mis de l’avant en 2016 et 2017, respectivement.

Comme pour une bonne partie des promesses faites depuis 2014, il faut chercher environ six ans dans le futur pour les résultats. À la veille de l’élection provinciale, on est encore loin de ce moment fatidique. Encore là, l’impact à long terme est ce qui va compter et ça, il faudra qu’une cohorte entière soit passée par le système universitaire, en plus d’un recensement après la sortie de ladite cohorte (car les données sur l’endettement étudiant y sont collectées) pour l’évaluer.

Blogue Cest pas les solutions qui manquent

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Après avoir mis de l’avant nos propositions pour la rémunération des stages de fin de programme (FÉÉCUM), et de bourses ciblées pour les stagiaires en fin de programme (FÉÉCUM), voici venu le moment de vous présenter la 3e et dernière solution proposée par la FÉÉCUM pour remédier au problème des stages non-rémunérés.

Disons bien qu’il s’agit de compenser les stagiaires, parce que pour régler entièrement le problème, il faudrait rémunérer au plein salaire de départ dans le métier les stages de fin de programme. On comprend pourquoi cette option n’est pas réaliste du point de vue financier et c’est pourquoi elle ne fut pas mise de l’avant. Reste que, si on adhère au principe de salaire égal pour un travail égal, ce serait le minimum acceptable.

Blogue pas de lesclavage mais

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Tout dernièrement, nous vous avons présenté une première solution proposée pour régler le problème des stages non-rémunérés, soit - l’évidence même - la rémunération des stages.

Bien entendu, on parle d’une rémunération au salaire minimum, qui n’est certainement pas l’idéal. Les professions où les stagiaires sont appelés à travailler offrent un salaire beaucoup plus élevé, et ce dès l’entrée dans la profession; les raisons pour lesquelles nous avons fait ce choix sont expliquées dans un texte précédent. (FÉÉCUM)

Mais pour l’essentiel, c’est une question de présenter un calcul aussi égal que possible.

Blogue La mesure et la regle

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

L’infographie que nous avons présentée récemment dans le cadre de notre campagne Mon stage me ruine a suscité plusieurs réactions. C’est l’effet désiré et nous en sommes heureux, mais elle a aussi soulevé quelques questions qui méritent une réponse.

1. Pourquoi le salaire minimum?
Premièrement, considérant les salaires élevés généralement associés aux milieux de travail où se trouvent les stagiaires visés par notre campagne, pourquoi avoir choisi d’utiliser le salaire minimum en tant que mesure de base? Une stagiaire a en outre fait remarquer que, dans le domaine de l’éducation, il est possible d’être embauchés comme suppléants au cours des études, et que le salaire associé à ce rôle est beaucoup plus élevé que le salaire minimum.

miniature blogue MSMR

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Il fait beau, il fait chaud, c’est l’été et nul doute, la plupart d’entre vous avez mieux à faire que de vous soucier de l’impact des annonces du gouvernement provincial sur l’aide financière aux étudiants.

D’autant plus qu’en pleine saison du gonflage de poitrail électoral, ces annonces ne sont pas toujours de quoi appeler sa mère. Prenons l’exemple d’une annonce récente à Belledune (Acadie Nouvelle): le gouvernement est allé là, tambour et fanfare, annoncer qu’il s’est entendu avec un investisseur pour étudier la possibilité de construire une usine qui ouvrirait peut-être... en 2022. C’est-à-dire à la fin du mandat du prochain gouvernement. 1000 jobs dans la construction, 200 dans l’usine - de quoi faire oublier le fiasco d’Énergie Est (Radio-Canada). Ça n’est pas sorti dans l’annonce, bien sûr.

Tout ce qui est certain est l’incertitude de la chose.

Blogue Toute opinion

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Deux mots hantent l’imaginaire de la jeunesse francophone du N-B, et ce depuis des années. Cette hantise, ce malaise viscéral qui habite qui les entend dans un contexte où il est généralement question d’assimilation linguistique ou de financement fédéral, n’est évidemment pas à la mesure du danger posé mais, comme dans tout bon film d’épouvante, on ne peut s’empêcher de le ressentir intensément.

Ces mots ne sont pas « Right Fiers ».

Je vous le donne en mille: il s’agit plutôt de « Benoît », suivi de « Duguay ».

Blogue Prestige

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Quand l’Université de Moncton a signé en janvier dernier une nouvelle entente de (sous) financement stable sur quatre ans avec le gouvernement provincial, l’ancien recteur Raymond Théberge a décrit le protocole comme « un pas dans la bonne direction », et déclaré qu’il « permettra de stabiliser le financement de l’Université de Moncton pour les quatre prochaines années tout en assurant des frais de scolarité prévisibles et stables pour nos étudiantes et étudiants» (Acadie Nouvelle). La FÉÉCUM ne voyait pas la chose du même oeil et, à en croire les échos venant de Taillon, elle ne serait pas seule (FÉÉCUM).

Bien que le financement des universités ait augmenté pour la première fois en trois ans - ce qui explique sans doute la réplique de Théberge -, un premier pas suppose qu’on en prenne un second si on souhaite poursuivre sur sa lancée. L’entente, qui plafonne la hausse des droits de scolarité à 2% sur quatre ans pour les étudiant.e.s inscrit.e.s avant 2019-2020, permettra aux universités d’ajuster les droits de scolarité à compter de ce moment. Si à Moncton on demeure incertain de ce que ça voudra dire, UNB semble décidée de profiter de cette opportunité au maximum.

Blogue Les deux yeux bouches ben dur 1

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

On a tous eu de ces moments dans notre vie - des moments « j’aurais donc dû » - qui nous forcent à subir des conséquences qui , en rétrospective, était évitables. Ou du moins si elles sont inévitables, à en réduire la gravité et les répercussions.

Quand il est question de racisme à l’école de science infirmière de l’Université de Moncton, des moments du genre, l’institution en a eu son lot. Sans action subséquente pour remédier aux problèmes, vous l’aurez compris.

Ce n’est pas un secret. Évidemment, sans plaintes officielles, l’institution a beau jeu de dire qu’elle n’est pas au courant; la FÉÉCUM a beau japper si fort qu’elle le veut, on peut toujours discréditer les événements rapportés comme des rumeurs. Mais là, soudainement, un professeur de l’Université de Moncton rapporte « que les personnes noires, en science infirmière principalement, sont victimes de discrimination raciale », dans une étude commandée par le gouvernement fédéral. (Acadie Nouvelle)

Hey, subitement là, c’est pas «juste des étudiants» qui parlent; le monde va faire attention.

Et comme de fait, les médias ont sollicité la réaction de l’Université qui fut...

*roulement de tambour*

LE SILENCE!!!

Blogue Gardons les yeux ouverts

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

La campagne #MeToo, qui a servi dans les mois suivant l’éclatement de l’affaire Harvey Weinstein de plateforme de partage sur les inconduites sexuelles, surtout venant de victimes, a été visée par des attaques assez récemment. Non pas venant de la mouvance des soi-disant « droits des hommes », comme on l’aurait cru, mais plutôt de féministes engagées. La première controverse appartient à un collectif français dont Catherine Deneuve est sans doute la membre la mieux connue ici.

Sans ambiguïté, ces dernières déclarent que #MeToo est devenue une campagne de délations faisant appel à une justice sommaire, et évoquent à demi-mot une dérive totalitaire (Radio-Canada).

À la base, #MeToo n’était pas un outil de dénonciation ou d’accusation. Du moins, pas en ciblant ni en nommant personne. Il s’agissait plutôt de montrer au public - particulièrement, masculin - combien le harcèlement, l’inconduite et les propos/gestes déplacés de nature sexuelle affectent les femmes au quotidien. Comme, tous les jours, plusieurs fois par jour.

Blogue Commissaire

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Lorsque Johanne Savoie, la commissaire de l’Université de Moncton, est entrée en poste à la fin février, notre institution a - que ce soit intentionnel ou non - annoncé son arrivée en laissant de côté plusieurs informations importantes. De fait, la manière dont nous a été présenté le poste occupé par Mme Savoie pouvait très bien convaincre les étudiant.e.s qu’il ne servirait à rien de faire appel à ses services. Au contraire, nous croyons qu’elle gagnerait autant que les étudiant.e.s à ce que ces derniers viennent la consulter, et aussi souvent que le besoin s’en fera sentir.

Je m’explique: le message de l’Université (UMoncton) laisse supposer qu’il faut avoir épuisé tous les recours à l’interne dans sa Faculté avant d’aller voir la commissaire. Sans mentir sur la situation, l’Université ne dit pas toute la vérité; elle garde le pied juste sur la ligne. La commissaire n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les processus internes des Facultés, mais rien n’empêche les étudiant.e.s d’avoir recours à ses conseils sur la manière de faire appel aux instances qui composent ce processus.

D’ailleurs, c’est probablement la seule manière par laquelle de l’information pourra lui parvenir sur la manière dont ces instances conduisent un processus qui, sur papier, peut très bien paraître sans problèmes.

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