Diviser pour mieux regler

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Il faut revenir sur la décision du gouvernement Ford de rendre certains frais afférents « non-essentiels » optionnels pour les étudiant.e.s des collèges et universités de l’Ontario.

Du peu que le gouvernement ait offert pour préciser sa pensée sur quel service serait affecté, tout ce qu’on sait est que les frais associés aux services étudiants et aux installations utilisées par les étudiants seraient protégés.

Il est clair que la majorité des frais universitaires tombe dans ces deux catégories. Autrement dit, les étudiant.e.s ne sauveront pas grand chose grâce à cette décision du gouvernement ontarien. En revanche, les frais d’association étudiante sont directement menacés. Sans le dire en ces termes, le gouvernement Ford cherche à mettre fin à la syndicalisation étudiante. Ou, au minimum, à compliquer la vie au mouvement étudiant tant qu’il sera possible de le faire (HESA).

Malheur Ontario

Texte :
 Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Le gouvernement Ford, en Ontario, vient d’annoncer des coupures importantes dans le secteur de l’éducation postsecondaire.

Premièrement - et surtout - on retient les coupures de 10% dans les droits de scolarité, imposées aux collèges et universités de la province. De quoi réjouir les étudiant.e.s, évidemment, mais les critiques prévoient déjà un impact à long terme qui soit plus négatif que positif pour les institutions. (Radio-Canada)

Tout fier, le gouvernement estime à 450 M$ les économies, et annonce déjà que les droits de scolarités seront gelés l’année prochaine. (Radio-Canada)

Disons-le: ce rabais est un écran de fumée, sans plus, parce que le gouvernement l’impose aux universités sans le financer. (COU)

18 19 Blogue FEECUM 1

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Tout indique que le premier budget du gouvernement Higgs sera présenté le 19 mars prochain (Acadie Nouvelle), tranchant du coup avec les fiscalisations prématurées du gouvernement Gallant qui nous avaient habitués à un budget au début février.

Il faut dire que Higgs et compagnie ne sont en poste que depuis novembre 2018, après un mois et demie d’incertitude quant au résultat des élections (Radio-Canada). Le délai supplémentaire pourrait s’expliquer par cette raison. Une autre raison, plus plausible, serait le retour à une manière plus traditionnelle de faire les choses. Le gouvernement progressiste-conservateur de David Alward - où Higgs occupait le rôle de ministre de Finances - avait pour habitude de déposer ses budgets en mars.

La hausse s’en vient

Au djable leau ousque le vin

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Là, vous pardonnerez mon dialecte, mais mononcle est ben ben tanné. J’ai checké pis y’a aucune façon que Google Translate peut vous aider avec cecitte.

Soit dit en passant, c’est pas moins drôle d’essayer.

Ben là astheure, le gouvernement annonce le matin qu’il a viré son capot de bord pis qu’il ne va plus annuler la demande de révision judiciaire de la décision McEvoy (Radio-Canada), qui suggère que l’ancienneté devrait primer sur le niveau de bilinguisme dans les critères d’embauche chez Ambulance NB.

Soit dit en passant, le bonhomme McEvoy, c’est un médiateur - pas un juge. Y’a des décisions des tribunaux qui contredisent la solution qu’il met de l’avant, des tribunaux que le gouvernement a choisi d’ignorer, et de remplacer par une proposition qui fait plus son affaire. Même si ça signifie qu’elle risque d’échouer le test de la Loi sur les langues officielles (Radio-Canada).

Credis dimpot 2

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets | Photo : Marc-Samuel Larocque, Agent de communication

Je disais dans le premier texte de cette série qu’il semblait logique pour le gouvernement Higgs de suivre le plan laissé derrière par le gouvernement Gallant en ce qui concerne l’évaluation et la modification des programmes d’aide financière (GNB). Ou, du moins, qu’il semblait résolu à étudier - à partir de je-ne-sais-trop-quelles données - ces programmes en profondeur avant d’agir. Eh bien, d’après les premières interventions du gouvernement en Chambre sur le sujet, je suis forcé d’admettre que je doute désormais de la justesse de cette première impression.

Tel qu’on nous le présente, l’objectif n’est pas d’abolir à tout prix le DSG (GNB) et le PADSCM (GNB), mais bien d’évaluer l’efficacité de ces deux nouveaux programmes selon une multitude de critères afin de guider la décision. Il se pourrait donc qu’ils soient maintenus tel quels, modifiés, intégrés dans un nouvel ensemble de mesures d’aide incluant un nouveau crédit d’impôt, ou carrément abolis et remplacés par des crédits d’impôt.

Entre la buche de Noel et le lait au chocolat

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Revue de presse du au 1er au 7 décembre

Si jamais vous l’avez manqué, un nouveau secteur économique se développe dans la Péninsule acadienne; le bootlegging de bûches de Noël Vachon. Et non, ce n’est pas une joke - l’Acadie Nouvelle a suivi ça toute la semaine. À 12$ la bûche, y’a de l’avenir là-dedans sauf que, comme de coutume, la manne reste saisonnière. Mais bon, assez ri, il y a aussi des vraies nouvelles à rapporter.


Au N-B:
Une manifestation a lieu à Moncton en soutien au combat des franco-ontariens pour le maintien des services en français.

Un projet d’école privée dans la région de Moncton soulève des questions sur la qualité de l’éducation dans le système public, d’après le ministre Cardy.

Pays credits impots 2

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Si la santé, l’éducation, le secteur privé et même l’environnement (!) ont figuré dans le discours du trône du gouvernement Higgs, l’éducation postsecondaire en était entièrement absente.

De fait, mis à part une brève mention de la qualité de nos programmes de formation en enseignement, le seul élément du discours lié au postsecondaire visait l’étude des programmes d’aide financière mis en place par le gouvernement précédent. La chose fut abordée en ces termes:

« Votre gouvernement entreprendra, en se fondant sur les faits, un examen des programmes visant à faciliter l’accès aux études postsecondaires, et comparera leur efficacité avec celle des crédits d’impôt généraux qui ont été supprimés. Nous comptons sur tous les partis pour examiner les données sur l’inscription et s’appuyer sur les faits afin d’assurer aux étudiants la sécurité et la prévisibilité dont ils ont besoin pour pouvoir envisager leur avenir.» (GNB)

Discours retour blogue 2

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Pour avoir écouté le discours du trône proposé par le gouvernement Higgs, force est d’admettre qu’il a été bien écrit - beaucoup mieux, du moins, que celui proposé par le parti libéral qui avait effectivement toute la verve d’une liste d’épicerie. En revanche, si bien écrit qu’il puisse l’être, il ne nous dit pas grand chose de bien clair sur les intentions réelles du gouvernement.

J’ai pris la peine de relire le discours en entier - joie débordante - et d’y aller section par section, phrase par phrase afin de relever des exemples de cette ambiguïté qui fut ma première impression du discours: en somme, il dit tout pour tout le monde, mais ne dit vraiment rien en même temps, plus souvent qu’autrement.

Revue de presse
Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Revue de presse du 10 au 16 novembre

On vous propose à partir d’aujourd’hui une formule un peu différente de notre revue de presse hebdomadaire, qui adopte un cycle débutant le samedi pour se terminer le vendredi. Le tout dans l’espoir de vous fournir un regard bref mais plus éclairant sur les événements courants à la veille du week-end. Bonne lecture!


Au N-B

Les universités se disent incapables de répondre à la pénurie d’infirmières au N-B..

L’Université de Moncton abandonne le test de compétence en langue française et le remplace par un cours, dans le but de mieux encadrer les étudiant.e.s en éducation et de contrer le taux d’échec élevé..

Blogue paranoiaque

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.
Je suis un francophone.

Sans vouloir me vanter, je dirais que je suis aussi parfaitement bilingue. Je fais un beau niveau 2+ au minimum. Malheureusement je n’ai aucun désir de me lancer dans le domaine du travail paramédical. Bref, je parle et comprend aisément nos deux langues officielles.

J’ai deux yeux, deux oreilles, deux mains, et une identité - et celle-ci n’est pas canadienne ou néo-brunswickoise, elle n’est pas bilingue; ça, ce sont des choses que je peux être, que je choisis d’être.

J’ai besoin d’une raison pour m’identifier comme Néo-Brunswickois, ou bilingue. Il n’y a rien que je puisse faire pour changer le fait que je suis Acadien. Il me faut même un effort pour dire francophone ou canadien-français - ça semble trop technique.

Periode de questions 2

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Au revoir Brian, hello/bonjour Blaine.

Ce fut long - inutilement long - mais l’élection du 24 septembre est maintenant terminée. Brian Gallant, le chef du Parti libéral et premier ministre sortant, a gagné le vote populaire mais au final, avec un siège de moins que le parti Progressiste-conservateur (PC), n’a d’autre choix que de céder sa place à Blaine Higgs (Radio-Canada). Cette fois, les dieux des mathématiques nous disent que ça pourrait tenir. Combien de temps, ça reste à voir.

Ce gouvernement est minoritaire. C’est la seule certitude.

18 19 Blogue FEECUM

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Vous avez peut-être suivi récemment le naufrage du processus de sélection du prochain recteur de l’Université de Moncton? Il s’avère maintenant que tout devra être repris depuis le début, en raison d’une fuite majeure d’information ayant brisé la confidentialité du processus. Les précédents en la matière, à l’Université, laissaient croire que le choix s’imposerait de lui-même (FÉÉCUM).

L’Université a “réagi” en partageant son intention de soumettre une plainte à l’ombudsman de Radio-Canada (UMoncton). Je présume que c’est parce qu’on croit en haut lieu que ce sont les journalistes qui sont responsables de cette fuite, et pas les personnes au sein de l’institution qui avaient l’information confidentielle en main. Bref, n’attendez pas que le ou la coupable soit pointé du doigt, puisqu’il semble clair que cette personne s’en tirera sans séquelles. Disons que dans les circonstances, la décision de reprendre le processus semble la bonne.

Pour ne pas reparer le silence

Par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets.

Le mois d’octobre a marqué le premier anniversaire du mouvement #MeToo, qui a incité plus d’une victime de violence sexuelle à briser son silence. Le fait que violence sexuelle égale viol dans l’esprit de bien des gens peut nous faire oublier que d’autres gestes d’apparence anodine tombent également sur ce spectre. Or le viol est la forme la plus extrême et la plus rare de violence sexuelle tout à la fois; c’est aussi la mieux comprise.

Par contre, la notion même de viol comporte aussi ses nuances: la majorité des viols ne sont pas commis dans une allée sombre, par un étranger. De fait, près de 9 victimes sur 10 connaissent leur agresseur (Statcan).

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