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La FÉÉCUM et ses alliés veulent protéger l’avenir de l’éducation postsecondaire au N.-B.

Le front commun formé des étudiant.e.s, des professeur.e.s et de l’administration des trois campus de l’Université de Moncton, en réponse à la récente déclaration publique du premier ministre Brian Gallant qui a affirmé être déterminé à protéger l’éducation dans le cadre de son prochain budget, signait aujourd’hui un document conjoint faisant appel à la province d’accorder un financement adéquat à l’Université de Moncton qui lui permettra de gérer ses activités sans avoir à augmenter les droits de scolarité.

La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit extrêmement inquiète que la situation créée l’an dernier, forçant l’Université de Moncton à adopter un budget déficitaire, se répéterait encore une fois. « C’est la qualité des études et de la vie étudiante qui devient de plus en plus précaire, sans pourtant régler le problème de l’endettement étudiant, » explique son président, Pascal Haché. « Les étudiants se font en quelque sorte gruger par les deux bouts – paient trop cher du début, et finissent avec des prêts étudiants imposants qui minent leurs finances par la suite. »

M. Haché tient à souligner le front commun historique initié l’an dernier par la FÉÉCUM qui se prononce de façon unie aujourd’hui : « C’est important de rappeler qu’on est tous dans le même bateau et que l’éducation postsecondaire n’est pas une question qui touche seulement un petit nombre de Néo-Brunswickois. La communauté universitaire se sent partenaire de la société acadienne dans ce sens; l’avenir de nos universités est vraiment un enjeu qui rejoint tout le monde. »

La Fédération étudiante, comme ses alliés, attend maintenant de voir ce que le prochain budget lui réserve.

Sous la ligne, le document co-signé par le Front commun.

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Protéger l’éducation signifie protéger l’Université de Moncton

La position qui suit provient d’un front commun formé du recteur et vice-chancelier et du président du Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton ainsi que des présidences de ses trois associations étudiantes et des trois associations représentant les professeures, professeurs et bibliothécaires. Elle constitue une réponse à la récente déclaration publique du premier ministre Brian Gallant qui a affirmé être déterminé à protéger l’éducation dans le cadre du prochain budget de son gouvernement qui tiendra compte de la révision stratégique des programmes.

La protection de l’éducation passe par un système solide d’éducation universitaire de langue française afin d’assurer un meilleur avenir pour notre province. L’Université de Moncton contribue au développement économique du Nouveau-Brunswick de plusieurs façons.
•    Elle aide le Nouveau-Brunswick à faire le passage à l’économie du savoir en formant de nouveaux chefs de file, acteurs et bâtisseurs dans les secteurs économique, politique et culturel de la province, lesquels sont issus de la communauté francophone et acadienne du Nouveau-Brunswick ainsi que des communautés de la francophonie canadienne et internationale.
•    Elle contribue à la stratégie du gouvernement sur l'immigration en attirant des étudiantes et étudiants de l'extérieur du pays, dont certains finissent par s'y installer.
•    Elle attire des personnes de talent qui mènent des recherches et qui créent des occasions d'affaires et des emplois.
•    Elle forme des personnes qui se trouvent de l’emploi au Nouveau-Brunswick. Selon une étude effectuée par le Centre de recherche et de développement en éducation auprès des diplômées et diplômés de 1er cycle de l’Université de Moncton en 2013, 88 % d’entre eux et d’entre elles travaillent au Nouveau-Brunswick; 94 % ont décroché un emploi un an après l’obtention de leur diplôme; 87 % avaient un emploi lié à leur domaine d’études et trois de ses diplômées et diplômés sur quatre ayant trouvé un emploi ont un salaire supérieur à la moyenne néo-brunswickoise.
•    Elle assure la viabilité et le développement de la communauté acadienne et francophone au Nouveau-Brunswick.
•    Elle développe, par la recherche avancée dans tous les domaines du savoir, et par la création artistique, des expertises de fine pointe qui nourrissent en retour les différents secteurs du savoir, des arts et des technologies qui profitent directement à l'entreprise privée, aux industries culturelles et à l'innovation technologique. Elle est donc, à ce titre aussi, un vecteur incontournable du développement économique et social de la province.
•    Les études démontrent que chaque dollar investi dans les universités crée de la valeur pour l'ensemble de la société, de l'ordre d'autres moins deux dollars.
•    En somme, l’Université de Moncton participe de manière active et efficace au développement du Nouveau-Brunswick et, de ce fait le place stratégiquement sur l’échiquier national et international.

Force est d’admettre que l’Université de Moncton reçoit un niveau de financement inadéquat à l’heure actuelle par le gouvernement provincial.
•    Le Conseil des gouverneurs a adopté un budget déficitaire projeté à un peu plus de un million de dollars pour l’année financière 2015-2016. Ce déficit anticipé est en partie causé par la diminution des inscriptions. Il est aussi le résultat des décisions du gouvernement provincial concernant les contributions aux universités et le gel des droits de scolarité lors du dépôt de son dernier budget en mars 2015. Ce gel des droits de scolarité, non financé par une augmentation des contributions, constitue une coupure qui place les universités de la province dans une position financière précaire.
•    Un effort collectif de rationalisation des dépenses au sein de l’Université de Moncton a eu un effet bénéfique dans l’objectif de se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Cet effort, qui a demandé la participation des gestionnaires et des associations syndicales de tous les campus, a permis une rationalisation importante des dépenses.
•    Un gel des salaires a pu être négocié pour l’année 2015-2016, certains postes cadres ont été éliminés, des postes réguliers n’ont pas remplacés, des postes temporaires n’ont pas été renouvelés et les budgets de matériel et services ont été réduits dans tous les campus.

Nous concluons que cette situation financière ne pourra pas être maintenue à long terme. Un effort collectif majeur provenant du gouvernement et de l'ensemble de la communauté universitaire est nécessaire pour que l'Université de Moncton puisse continuer à poursuivre pleinement sa mission d'enseignement, de recherche et de service à la collectivité.
•    Nous demandons au gouvernement d’accorder un financement adéquat à l’Université de Moncton qui lui permettra de gérer ses activités sans avoir à augmenter les droits de scolarité. Pour ce faire, le gouvernement doit aussi développer un plan spécifique d'investissement dans l'éducation postsecondaire. Il ne doit pas se contenter de procéder à des coupures qui ne peuvent que contribuer à la dégradation de la qualité de l'enseignement mais aussi de la recherche dans les universités du Nouveau-Brunswick.
•    L’Université de Moncton étant la seule université de langue française au Nouveau-Brunswick et la plus importante université francophone à l’extérieur du Québec, nous demandons au gouvernement de tenir compte de ce trait distinctif comme partie intégrante de toute modernisation de la formule actuelle de financement.

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