La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton

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Revue de presse du 13 au 19 février par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.

Le dossier de la semaine fut celui de la grève du zèle qui se poursuit chez les enseignants de la Nouvelle-Écosse, et qui affecte les stages d’étudiants dans les facultés d’éducation des universités de cette province. Le gouvernement a proposé en début de semaine un projet de loi qui doit imposer au syndicat des enseignants un nouveau contrat de travail (Radio-Canada), qui en était dimanche l’étape de la troisième – et dernière – lecture et devrait entrer en application lundi. La mesure a poussé le syndicat à déclarer une journée de grève générale des enseignants, une première dans l’histoire de la province (Radio-Canada). Il est attendu que les classes reprennent leur cours normal lundi 20 février.

Au Nouveau-Brunswick, la série de tempêtes de neige qui s’est abattue sur la province a causé bien des maux de têtes aux écoles, collèges et universités. Nombreux ont été les commentaires désobligeants formulés à leur égard et à l’endroit des leurs politiques de fermeture. À L’Université du Nouveau-Brunswick, l’équipe des communications a trouvé bon de répondre à l’un de ces commentaires d’une manière controversée : à une étudiante disant trouver triste que UNB et STU ouvraient leurs portes un jour de blizzard alors que le CCNB fermait les siennes, le compte Twitter de l’Université a répliqué avec un GIF d’une fillette en larmes (CBC). Certains l’ont trouvée drôle, d’autres moins : il y en a qui ont dénoncé le geste comme un manque de professionnalisme, et d’autres qui ont applaudi l’audace. UNB a réagi en disant que la réponse n’avait pas été faite avec l’intention d’offusquer. 17 cm de neige sont tombés sur Fredericton jeudi et les routes ont été jugées trop dangereuses par plusieurs, dont plusieurs professeurs qui ont annulé leur cours.

À Fredericton, le gouvernement Gallant a annoncé dans son dernier budget davantage de fonds pour les universités, mais fidèle à son habitude il demeure avare de détails, en assurant que des annonces sont à venir sur le sujet « au cours des prochaines semaines » (Global). L’AÉNB a réagi en disant espérer qu’une échelle mobile sera adoptée pour le PAÉ (gratuité scolaire pour les étudiants de famille à faible revenu), et la Fédération des professeurs d’université en disant qu’elle accueille favorablement le dégel des subventions, mais que ce qui est proposé est encore largement insuffisant face au manque à gagner auquel les institutions font face.

La FÉÉCUM a réagi dans le même sens, le jour du dépôt du budget (FÉÉCUM), dénonçant au passage « le manque de vision du gouvernement ».

Et quatre ans après les événements du Printemps érable, une étude de l’IRIS nous apprend que la grève étudiante de 2012 aura eu des effets favorables aux étudiants, du point de vue financier (IRIS). La grève qui, rappelons-le, visait à bloquer une hausse proposée par le gouvernement Charest et qui devait faire passer la facture à 3793$ en 2016-2017, est parvenue à faire économiser aux étudiants québécois 1465$ par année, puisque les droits de scolarité sont en fait présentement de 2328$ en raison de la mesure d’indexation au coût de la vie mise en place par le Parti Québécois (largement arrivé au pouvoir sur la vague du Printemps érable) en remplacement de l’augmentation proposée par les Libéraux  (Le Devoir). Évidemment, au fil des mois qu’aura duré la grève, d’autres enjeux se seront ajoutés aux revendications du mouvement, la lutte au néolibéralisme pour ne nommer que celle-là, sur lesquels le progrès aura été moins frappant : pour ce qui est des enjeux de départ, en revanche, le bilan semble positif.

Évidemment, puisqu’on parle d’un sujet qui a soulevé tant de passions, des avis divergents se font entendre sur la question. On cite par exemple d’autres mesures fiscales, apportées pour compenser le coût de l’annulation de la hausse, qui ont désavantagé les étudiants. Et puis, manifestement, il y a eu une hausse après tout.

On termine en revenant à Moncton, où une série d’articles du Front a, tour à tour, analysé et critiqué la campagne électorale, particulièrement en ce qui concerne le travail de la présidence d’élection. Le premier critiquait la lenteur du président d’élection à répondre aux demandes du journaliste (Le Front);  le second semblait vouloir rétablir les faits suite aux réactions engendrées par le premier (Le Front); le troisième notait avec justesse une tendance différente au niveau des candidature cette année, à savoir que personne n’a démontré de signes de vouloir se présenter « en bloc » (Le Front); et le dernier parlait de la décision du président d’élection à réinterpréter un article de la Loi électorale en acceptant la carte étudiante et une capture d’écran de l’horaire sur ManiWeb comme preuve du statut d’étudiant à temps complet (Le Front). La période de mise en candidature s’étant fermée le 18 février, continuez de suivre le Front pour y consulter les plateformes des candidats, de même que la page officielle des élections (FÉÉCUM) et son groupe Facebook (Facebook).

Bon, c’est ça qu’est ça, bonne semaine tout le monde!

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