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Coupures en éducation postsecondaire - #$ansDesseins

*Le féminin est appliqué dans le but d’alléger le texte


Monsieur le Ministre Holder,

Je vous écris aujourd'hui pour demander à votre ministère de prendre des mesures pour aider les nombreuses étudiantes de niveau universitaires qui seront affectées négativement par les changements récemment annoncés à l'aide financière aux étudiantes du Nouveau-Brunswick.

Voici quelques points qui illustrent l'urgence de ce problème:

En 2017-2018, 6 319 étudiantes à faible revenu ont pu poursuivre des études postsecondaires au Nouveau-Brunswick grâce à une couverture complète de leurs frais de scolarité remise sous la forme de subvention immédiate et non remboursable. Suite aux changements apportés, toutes ces étudiantes sont incertaines du montant de l’aide qu’elles recevront et, par conséquent, si elles seront en mesure de financer leurs études en 2019.

En 2014, Statistique Canada a établi que les diplômées du système universitaire du Nouveau-Brunswick avaient la dette étudiante moyenne la plus élevée au pays, à 35 200 $, loin au-dessus de la moyenne nationale, à 22 300 $.

La prestation pour l’achèvement des études dans les délais prévus (PAÉDP) était le seul programme d'allégement de la dette qui restait aux diplômées du Nouveau-Brunswick. En l’éliminant, de nombreuses étudiantes se trouvent sans appuis pour effacer rapidement une portion importante de leur dette après les études, sans parler de l’intérêt sur cette dette.

Les recherches montrent qu’un endettement lourd ralentit la croissance économique et augmente l’émigration, deux problèmes auxquels le Nouveau-Brunswick a déjà de la difficulté à faire face.

Comme vous pouvez le voir, les changements apportés à l'aide financière aux étudiantes auront des répercussions réelles, immédiates et dévastatrices sur notre province.

Le programme de bourse renouvelée pour les frais de scolarité (BRFS) récemment annoncé est destiné à remplacer les programmes de Droits de scolarité gratuits (DSG) et d'Allégement des droits de scolarité pour la classe moyenne (PADSCM). Du même coup le gouvernement annonce l'élimination de la PAÉDP sans programme de remplacement, sinon le retour éventuel d’un crédit d’impôt dont l’inefficacité est démontrée, tant pour améliorer l’accès au postsecondaire que pour réduire la dette étudiante. Par ailleurs, les montants annuels prévus sont peu susceptibles d’aider à retenir nos diplômées.

Sous la BRFS, les étudiantes recevront une subvention maximale de 3 000$, en fonction de la taille et du revenu de leur famille. Il s'agit d'une réduction substantielle par rapport aux seuils du DSG, qui s’élevaient jusqu'à 10 000$. En abaissant les seuils provinciaux maximums de manière aussi marquée, même les étudiantes admissibles aux subventions maximales offertes par les gouvernements provincial et fédéral ne recevront pas un soutien financier suffisant pour couvrir leurs droits de scolarité.

En outre, il est à la fois dangereux et irresponsable pour l'avenir de notre province d’éliminer un programme d'allègement de la dette étudiante dans le but de financer un crédit d’impôt aux diplômées, tout en réduisant l'aide directe dont bénéficient les étudiantes les plus vulnérables et les plus marginalisées. Ajoutons à ceci les coupures dans le financement aux universités, qui auront des répercussions sur le coût des études. Ceci garantit que les diplômées du Nouveau-Brunswick continueront à s'endetter lourdement, ce qui entrave leur capacité de contribuer à l'économie suite aux études et les encourage à quitter la province.

Depuis que le gouvernement a commencé son examen du DSG et du PADSCM au début de cette année, les organisations étudiantes, les universités publiques et les associations de professeurs ont appuyé le maintien de ces programmes dans leur forme antérieure tout en rejetant l’idée de réintroduire un crédit d’impôt pour les droits de scolarité qui serait financé au détriment des programmes d’aide financière.

Les changements proposés sont non seulement des mesures régressives qui auront certainement un impact grave sur les étudiant.e.s moins fortunés de notre province, mais démontrent surtout que le présent gouvernement n'a accordé aucune crédibilité à l’avis offert par la communauté étudiante de la province sur un enjeu qui touche directement à son éducation et à son expérience, ainsi qu’à son avenir dans notre province.

En tant que partie prenante à ce dossier, je demande au gouvernement de prendre les mesures suivantes:

L’annulation immédiate des modifications apportées à l'aide financière aux étudiantes pour revenir aux paramètres du DSG et du PADSCM, avec un plafond suffisant pour assurer la gratuité des études supérieures pour les étudiantes de famille à revenu faible ou moyen;

La bonification de l’enveloppe prévue pour la BRFS de sorte à assurer que l‘ajout des étudiantes du système privé puissent en bénéficier à la même hauteur qu’ont pu le faire leurs collègues du système public sous le DSG et le PADSCM;

Au strict minimum, l’application d’une clause grand-père aux bénéficiaires du DSG et du PADSCM en 2018-2019, qui préserve également l'indemnité prévue au PAÉDP qui s’appliquera à leur dette de fin d’études, afin qu’elles puissent terminer leurs études avec l'aide financière attendue au moment de s’inscrire.


Cordialement,

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